1. L’infimum est atteint
Soit M un sous-espace non nul. Sa sphère unité
SM={x∈M∣∥x∥=1} est fermée et bornée dans l’espace vectoriel de dimension finieM. Elle est donc compacte.
L’applicationx⟼⟨x,Ax⟩est continue. Elle atteint donc son minimum surSM. Ainsi,
λ[M]=x∈M∥x∥=1min⟨x,Ax⟩ 2. Première forme : maximum des minimums
Fixons k∈{1,…,n} et posons
Ek=Vect(e1,…,ek),Fk=Vect(ek,…,en) Soit M un sous-espace de dimension n−k+1. Par la formule de Grassmann,
dim(M∩Ek)≥dimM+dimEk−n=(n−k+1)+k−n=1. Il existe donc un vecteur unitairex∈M∩Ek. Écrivons
x=i=1∑k⟨x,ei⟩ei Comme Aei=λiei etλi≤λkpour i≤k,
⟨x,Ax⟩=i=1∑k∣⟨x,ei⟩∣2λi≤λki=1∑k∣⟨x,ei⟩∣2=λk. Puisque ce vecteur appartient àM,
y∈M∥y∥=1min⟨y,Ay⟩≤λk Cette majoration est valable pour tout sous-espaceM de dimensionn−k+1. Par conséquent,
dimM=n−k+1max y∈M∥y∥=1min⟨y,Ay⟩≤λk Prenons maintenantM=Fk. Pour tout vecteur unitairex∈Fk,
⟨x,Ax⟩=i=k∑n∣⟨x,ei⟩∣2λi≥λki=k∑n∣⟨x,ei⟩∣2=λk. L’égalité est obtenue pourx=ek. Ainsi,
x∈Fk∥x∥=1min⟨x,Ax⟩=λk On conclut que
λk=dimM=n−k+1max x∈M∥x∥=1min⟨x,Ax⟩ 3. Deuxième forme : minimum des maximums
Soit S un sous-espace de dimension k. La formule de Grassmann donne
dim(S∩Fk)≥dimS+dimFk−n=k+(n−k+1)−n=1. Il existe donc un vecteur unitairex∈S∩Fk. Comme x∈Fk,
⟨x,Ax⟩=i=k∑n∣⟨x,ei⟩∣2λi≥λk Par conséquent,
y∈S∥y∥=1max⟨y,Ay⟩≥λk Cette inégalité est vraie pour toutS de dimensionk, donc
dimS=kmin y∈S∥y∥=1max⟨y,Ay⟩≥λk Prenons enfinS=Ek. Pour tout vecteur unitairex∈Ek,
⟨x,Ax⟩=i=1∑k∣⟨x,ei⟩∣2λi≤λk et l’égalité est obtenue pourx=ek. Ainsi,
x∈Ek∥x∥=1max⟨x,Ax⟩=λk Finalement,
λk=dimS=kmin x∈S∥x∥=1max⟨x,Ax⟩