1. Rayons de convergence
Comme les coefficients sont en valeur absolue inférieurs à1/n, les deux rayons sont au moins égaux à 1.
Si le rayon de la série en cosinus était strictement supérieur à1, alors pour un réel r>1 dans le disque de convergence, on auraitcos(nα)rn/n→0, donc cos(nα)→0. Mais
cos(2nα)=2cos2(nα)−1 donnerait simultanément 0=−1, ce qui est impossible. Ainsi,
Si α∈/πZ, le même raisonnement appliqué àsin((n+1)α)montre que le rayon de la seconde série vaut aussi1. En effet,
sin((n+1)α)=sin(nα)cosα+cos(nα)sinα et une convergence de sin(nα)vers zéro imposerait celle de cos(nα)vers zéro. En revanche, siα∈πZ, tous les coefficients en sinus sont nuls.
Rcos=1,Rsin={1,+∞,α∈/πZ,α∈πZ. 2. Somme de la première série
Pour ∣x∣<1, posons
F(x)=n=1∑+∞ncos(nα)xn Alors
F′(x)=n=1∑+∞cos(nα)xn−1=Re(1−xeiαeiα)=1−2xcosα+x2cosα−x. Comme F(0)=0,
F(x)=−21ln(1−2xcosα+x2)(∣x∣<1)