1. Calcul de FT1
Comme T1=X(1+X), pour1≤k≤n,
T1k=Xk(1+X)k=i=0∑k(ik)Xk+i. Le reste modulo Xn+1 est donc
Pk=i=0∑min(k,n−k)(ik)Xk+i Ainsi, si k≤⌊n/2⌋,
Pk=(0k)Xk+(1k)Xk+1+⋯+(kk)X2k, et sinon la somme s’arrête au terme de degré n.
Calcul de FT2
Ici T2=X(1+X)2. Donc
T2k=Xk(1+X)2k=i=0∑2k(i2k)Xk+i. Par conséquent,
Pk=i=0∑min(2k,n−k)(i2k)Xk+i Si k≤⌊n/3⌋, tous les termes jusqu’à X3k sont conservés ; sinon on tronque au degré n.
2. L’espace Vn
On a immédiatement
Vn=Vect(X,X2,…,Xn). C’est donc un sous-espace vectoriel deCn[X] et
dimVn=n. 3. La famille FT
Écrivons
T=X(1+i=1∑n−1ti+1Xi). Pour tout k∈{1,…,n},
Tk=Xk(1+pk,1X+pk,2X2+⋯). En prenant le reste modulo Xn+1, on obtient une expression de la forme
Pk=Xk(1+pk,1X+⋯+pk,n−kXn−k). En particulier, Pk(0)=0, doncPk∈Vn pour toutk.
Il reste à montrer la liberté. Supposons
λ1P1+λ2P2+⋯+λnPn=0. S’il existe un coefficient non nul, posonsν=min{i;λi=0}. Au voisinage de 0, les termes de plus petite valuation donnent alors
λνxν+o(xν)=0, ce qui est impossible puisque λν=0. La famille est donc libre. Elle contientn vecteurs d’un espace de dimensionn : c’est une base.
FT=(Pk)1≤k≤n est une base de Vn.